CÉILI Ecole de Langues

Apprendre une langue, c'est plus de plaisir que de travail!


La parole est d’agent mais le silence est d’or, il est bon de parler et meilleur de se taire, il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Vous avez surement tous déjà entendu ces proverbes qui ont une valeur non moins certaine mais ils sont des moins appropriés en situation d’apprentissage d’une langue. Verbaliser la langue est un des éléments essentiels à la réussite de votre enfant en classe d’anglais. Nous verrons ici deux éléments contribuant : l’échange de savoir entre pairs et les pondérations données aux évaluations des compétences.
D’emblée, il faut retenir que l’échange de savoir s’acquiert par une collaboration dirigée ou innée entre des élèves plus forts et ceux qui le sont moins. Il s’établi alors des liens de confiance facilitant et encourageant la participation. Les enfants apprennent en imitant et ils ont cette facilité d’absorber tout au passage. Voici une petite anecdote qui démontre l’effet éponge chez un élève. Mrs. Smith est au 2ième cycle du primaire et elle voit les expressions I do - I don’t. Bien entendu, ce sont les étudiants les plus avancés qui lèvent les mains, offrent des phrases tels que I like cherries et I don’t like broccoli. Du coin de l’œil, l’enseignante remarque la petite et réservée Océane qui pousse la main de son voisin qui est sur son cahier. Il ne s’est pas passé 30 secondes que la classe est arrêtée par le cri d’Océanne. Ils avaient entendu un rutilant Don’t. De toute évidence, Océanne avait compris et utilisait la notion vue – même si c’était la seule fois qu’elle avait parlé. Alors Mrs.Smith note l’incident aux relevés de notes. Cette approche demande plus d’énergie et de temps mais le modèle des pairs a un impact probant et positif sur la rétention de la signification des mots entendus. Mais si Mrs.Smith n’avait pas laissé des traces de ces évaluations impromptues, les parents d’Océanne auraient lu un 50 ou 60% au bulletin de fin d’année au lieu du 70 ou 80% qu’elle méritait pour la compétence communiquer oralement.

À votre tour maintenant, vous avez en main le bulletin de fin d’année de votre petit Pierrot; vous êtes confus, consterné et concerné devant ses résultats en anglais. Pourtant vous vous dites : ‘’ On a étudié et révisé la liste des mots à toutes les semaines, on a pratiqué toutes les présentations orales ensemble et Pierre a même reçu quelques 80% pour ses présentations de la deuxième étape. Je ne comprends pas!’’. Et bien, vos efforts sont louables mais peut-être mal aiguillés. Les dictées de mots, les tests de vocabulaire et les présentations orales n’appartiennent pas aux outils d’évaluation pour la compétence communiquer oralement. Et c’est cette dernière qui va venir gonfler le résultat final. En observant le graphique, il en ressort que communiquer oralement (les colonnes jaunes) contribue pour près de la moitié des points du résultat final. Donc prenez plutôt cette fameuse liste de mots et mettez-la en contexte. Par exemple, le thème de la semaine est la nourriture et les préférences. Pourquoi ne pas s’amuser en apprenant pendant l’heure du repas ! Débutez une conversation en anglais avec votre enfant comme suit :
-Do you like carrots ?
-No, I don’t like carrots.

-Ok, eat your meatloaf. Do you like your meatloaf ? ( pointez son repas)
Et surtout encouragez votre enfant à exprimer ses besoins en Anglais et avec le temps il le fera de façon toute naturelle peu importe la situation.
Au final on pourra dire maintenant qu’en classe d’anglais la parole est d’or plutôt que d’argent !